sexta-feira, 14 de janeiro de 2011

RESISTER A LA SOCIETE DE CONSOMMATION (Sandro Decottignies Cerqueira)


En discutant avec mes élèves à propos des gestes « verts » que nous pouvons avoir dans notre quotidien, je leur ai conseillé de résister à la société de consommation. En effet, nous ne comprenons pas assez clairement les conséquences écologiques et sociales de notre tendance à acheter des produits souvent superflus et à nous en débarrasser de plus en plus vite. 

L’activiste américaine Anne Leonard a alerté sur le fait que 1/3 des ressources naturelles avaient été consommées dans les 30 dernières années, ce qui signifie que nous détruisons la capacité de la planète de nous maintenir en vie. Parallèlement, les prix des marchandises jetables made in China continuent à baisser, poussant les gens à acheter des objets parfaitement inutiles sans penser que ce « pas cher » reflète des conditions de travail dégradantes et des salaires indignes.

Mais ce qui me semble le plus important, c’est que cette envie frénétique de changer de téléphone portable tous les six mois ou de renouveler sa garde-robe à chaque saison traduit un certain malaise. En pensant à la critique de Jacques Delors, qui a affirmé que la société de consommation avait privilégié l’avoir au détriment de l’être, je voudrais indiquer le côté maladif de cette recherche constante de nouveaux produits. Michel Piquemal a expliqué que la frustration est la base du désir de consommation.

Tout cela vous montre que je ne partage pas l’optimisme d’un Jean Saint-Geours, pour qui la société de consommation constituait un passage obligatoire vers une civilisation de masse permettant l’épanouissement de la personnalité. Au contraire, les discours qui nous incitent à produire et à consommer toujours plus me paraissent irrationnels et me rappellent l’expression forte d’Armand Farrach, qui interrogeait les limites de la croissance et demandait si la tumeur cancéreuse pouvait servir de modèle universel.

Voilà, je suis plutôt d’accord avec George Monbiot, qui a soutenu que le monde riche avait touché la Terre promise et que la politique raisonnable était de maintenir des taux de croissance aussi proches de zéro que possible, afin d’éviter une catastrophe écologique. Il a quand même précisé que le discours politique étant contrôlé par des gens obsédés par l’idée de l’accumulation d’argent, une telle orientation semblait impossible.

Sans vouloir renoncer complètement au confort du monde moderne, je me considère un partisan de la décroissance, que Jean-Claude Besson-Girard décrit comme une pensée qui s’oppose directement au dogme quasi-religieux de la croissance et ne considère pas l’économie comme le centre de la vie humaine. Selon Vincent Cheynet, il s’agit d’une idée qui déplaît aux économistes parce qu’elle remet en cause leur idéologie en insistant sur l’importance de prendre en considération un aspect fondamental longtemps oublié – la nature.

Dans mon quotidien, je cherche à suivre des principes « décroissants » et je privilégie les aliments frais au détriment des surgélés industrialisés, j’évite de céder à la tentation de faire des achats inutiles, je m’informe sur Internet au lieu de prendre des journaux en papier, je préfère le cinéma aux DVDs piratés... Et de manière générale, j’aime mieux dépenser mon argent en sortant ou en voyageant qu’en accumulant des objets chez moi. Mon slogan serait « acheter moins, mais acheter mieux pour vivre de manière plus simple et authentique ».

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Présentation

Vitória, ES, Brazil
Ce blog a pour but de permettre aux élèves de la classe de français du Centre de Langues pour la Communauté (UFES) de partager leurs idées, tout en apprenant le français.