Cliquez ici pour lire tout l’article sur le site du Monde.
MATIÈRES PREMIÈRES
Plastique : Du berceau à la tombe, un sac en polyéthylène basse densité (PEBD) nécessite 3,3 mégajoules d’énergie non renouvelable. Et évidemment, pour fabriquer du plastique, il faut du pétrole.
Papier : Sa principale matière première, c’est le bois, une ressource qui repousse. Résultat : il nécessite deux fois moins d’énergie non renouvelable. Un bon point.
CONSOMATION D’EAU
Plastique : Raisonnable sur le robinet, il ne pompe que 0,7 litre par sac. Sa sobriété constitue son argument massue.
Papier : Le compteur explose. Pour une unité, il faut presque 8 fois plus d’eau. « L’industrie papetière est régulièrement montrée du doigt pour sa consommation, mais la méthodologie des analyses de cycle de vie (ACV) conduit à en comptabiliser davantage qu’elle n’en consomme réellement », nuance Philippe Osset, coauteur d’une étude comparative réalisée par l’organisme spécialisé Ecobilan.
EFFET DE SERRE
Plastique : Tout au long de son cycle de vie, il émet 137 grammes équivalent CO2. Quel toxique ce plastique.
Papier : On respire légèrement mieux. Avec 30 % d’émissions de gaz à effet de serre en moins, cette matière-là se comporte avec plus de naturel. Hélas, quand l’objet atterrit en décharge, il émet, par fermentation, du méthane, un gaz à effet de serre très nocif. En France, 27 % des sacs papier finissent au dépotoir, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), contre 62 % pour les sacs plastique.
DÉCHETS
Plastique : Sa fin de vie le pousse dans le rouge « étant donné que le sac plastique ne se dégrade pas en décharge et qu’il n’est pas recyclé », indique Ecobilan.
Papier : Contrairement à son concurrent, le sac papier est recyclé à 54 % selon l’Ademe. Il ne pèse donc « que » 30 grammes de déchets ultimes.
EFFET : JET PAR LA FENÊTRE
Plastique : Abandonné dans la nature, il constitue un danger plus important parce qu’il « persiste » dans l’environnement, dit l’étude. Selon l’Ademe, un sac plastique nécessite 100 à 400 ans pour se dégrader naturellement.
Papier : Biodegradáble, le sac papier présente un risque pour l’environnement faible. Attention, cela ne signifie pas qu’il faut jeter ses sacs papier par la fenêtre de la voiture.